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 Le lac des derniers soupirs [Policier]

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Beloved
Elfe du Jardin
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MessageSujet: Le lac des derniers soupirs [Policier]   Le lac des derniers soupirs [Policier] EmptyLun 20 Fév - 19:51

Je suis plongée dans ce livre génialissime. Si vous aimez l'Irlande, ses traditions, son histoire, ses paysages mais aussi l'archéologie, le mystère, la magie et le suspense, vous ne serez pas déçu par ce livre. Vraiment magique, je l'ai presque terminé.

Le lac des derniers soupirs de Erin Hart

Le lac des derniers soupirs [Policier] 222889981X.01.MZZZZZZZ Chez Payot suspense - Broché - 443 pages

Le lac des derniers soupirs [Policier] 135686 Chez france Loisirs

Meurtres rituels en terre d'Irlande

Nora Gavin, pathologiste, est appelée sur un site archéologique près de Dublin. On a retrouvé un cadavre de l'âge de fer conservé dans la tourbière. Victime, semble-t-il, d'un meurtre rituel. La découverte d'un second cadavre, récent celui-là, inquiète Nora. L'homme a été tué selon le même rite païen, une triple mise à mort. Qui va se répéter...

Le lac des derniers soupirs [Policier] 4a-Lys-lutincritlist Si vous avez lu le précédant roman de l'auteur "le chant des corbeau" vous retrouverez avec plaisir les deux personnages Nora Gavin, pathologiste et Maguire l'archéologue.

Petit extrait pour découvrir ce roman :

Prologue

Il fut saisi par le froid. À l'instant où il tomba dans l'eau glaciale au fond du trou, ses yeux s'ouvrirent dans un battement de paupières et son esprit comprit qu'il allait sans doute mourir là. C'était pour cette raison qu'il était né et qu'on l'avait amené dans la tourbière. Son corps, en revanche, s'en laissa moins facilement persuader. Il secoua la tête, hébété, comme tiré d'un profond sommeil. Était-ce la réalité, ou bien une vision de ce qui l'attendait ? Il se souvenait d'avoir couru, d'avoir reçu un coup au passage, et avant ça... Il demeura parfaitement immobile un instant, puis se redressa tant bien que mal dans l'étroite fissure et s'appuya aux parois avec ses mains et ses coudes, peinant à s'extirper du liquide sombre et spongieux dans lequel il était déjà enfoncé jusqu'à la taille. Il se sentait aspiré vers le fond. Plus rien ne pouvait le retenir. Il avait du mal à respirer, le lacet en cuir lui comprimait la gorge, et une étrange sensation tiède s'étendait progressivement sur sa poitrine : du sang, son propre sang, visqueux et ferreux. Mais c'était le froid qui dominait avant tout, un profond engourdissement auquel se mêlait une douceur des plus étonnantes, dont il savait très bien qu'elle cherchait sournoisement à l'attirer dans son étreinte familière et maternelle pour ne plus le relâcher. Au-dessus de sa tête, le solstice d'été s'achevait dans la douceur du crépuscule et ses yeux reflétaient les dernières lueurs du jour toujours visibles à la surface de la tourbière, qu'il aurait quasiment pu toucher en tendant le bras. Ses épaules musclées étaient celles d'un homme qui avait trait le bétail matin et soir, fendu le sol vierge avec sa charrue chaque printemps, semé les graines puis fauché la récolte avec une lame aiguisée - un individu gouverné par les rythmes circulaires, circadiens, des jours et des nuits. Ses traits glabres et légèrement creusés trahissaient un dur labeur et de maigres récoltes. Cette tourbière lui était familière. C'était un endroit mystérieux et sacré, où séjournaient les esprits et les brumes étranges, un lieu de mutations et de dangers. Il l'avait traversée à d'innombrables reprises, circulant délicatement parmi les libellules bleues et vertes, à l'affût d'un lièvre ou d'une grouse moins agile. Il avait vu la lumière du soir réfléchie sur les mares, évoquant les traces de pas d'un héros ou des fragments du firmament tombés sur terre. Accroupi à leur bord, il avait observé les grappes rougeoyantes de vers de vase, lesquels se métamorphosaient quasiment sous ses yeux pour se détacher de l'eau et rejoindre les nuages de moucherons qui voletaient avec un léger bourdonnement. Il ne verrait plus rien de tout cela, car il était engagé dans une voie sans retour. Prisonnier de son propre poids, il se sentait couler au fil des secondes, ses mains raclant vainement les parois suintantes de la fondrière. Hurlant malgré lui, il se mit à se débattre rageusement, tel l'animal pris au piège qui réagit instinctivement, les dents serrées, avec toutes les fibres de son corps, incapable de raisonner ou de comprendre. Mais la tourbe lui tenait les pieds aussi fermement qu'un gâchis. Il commençait à avoir le tournis et ne sentait plus ses jambes. L'eau glaciale lui arrivait de plus en plus haut et il grelottait. Le froid redouté s'emparait progressivement de lui et il savait que le sang ralentirait bientôt dans son cœur. Il cessa de lutter et devint immobile, sentant le va-et-vient de ses respirations, chacune plus courte que la précédente. Un souvenir effleura sa conscience aussi légèrement que la soie d'une toile d'araignée : un visage lumineux, la douceur d'une voix féminine dans le creux de son oreille. Il était enfoncé jusqu'aux épaules, ne tarderait pas à être englouti, dévoré par la terre insatiable, origine et aboutissement de toute vie. Pendant les derniers instants, la seule force de l'instinct lui maintint le menton hors de l'eau, chaque nouveau spasme l'entraînant un peu plus vers le fond. Il ressentit une brûlure quand l'eau entra en contact avec ses blessures. Bientôt, il en eut dans les oreilles et tous les sons furent progressivement étouffés, mis à part les battements de son cœur. Seuls son visage et ses mains demeuraient à la surface, mais il gardait les yeux ouverts, fixés vers le ciel, et la dernière image qui s'y imprima fut celle d'un buste se découpant dans la pénombre de l'ouverture aux contours irréguliers de la fondrière. Sauveur ou bourreau ? L'instant d'après, une pluie de mousse vivante et de tourbe humide s'abattit sur lui, obturant ses yeux et lui emplissant les narines d'un doux parfum d'herbe et de bruyère ; il cessa de résister et s'abandonna à l'étreinte glaciale de la tourbière.

Le lac des derniers soupirs [Policier] Read Une nouvelle enquête de Nora Gavin !Voici à nouveau réunis les héros du magistral Chant des corbeaux, Nora et son archéologue préféré, Maguire. Un excellent suspense et toujours cette atmosphère très irlandaise qui fait le charme des polars d'Erin Hart.


L'auteur : Erin Hart

Passionnée par la culture irlandaise, l'américaine Erin Hart est venue à l'écriture par le biais du théâtre, discipline qu'elle a pratiquée comme metteur en scène, productrice et critique.
P.D. James, Elizabeth George et Martha Grimes figurent parmi les auteurs dont elle se sent le plus proche.Erin Hart et son mari, le musicien Paddy O'Brien, vivent à Minneapolis.
Elle est l'auteur du Chant des corbeaux, premier roman magistral.

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Dernière édition par le Mar 28 Mar - 19:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le lac des derniers soupirs [Policier]   Le lac des derniers soupirs [Policier] EmptyLun 20 Fév - 19:57

Puisque j'y suis, du même auteur. Son livre précédent avec les mêmes protagonistes, Nora Gavin et Cormac Maguire. Je vous conseille de commencer par celui-là. Il est en poche par contre.

Le lac des derniers soupirs [Policier] 2266138065.01.LZZZZZZZ

Langue : Français Éditeur : Pocket (14 avril 2005)
Collection : Pocket Policier
Format : Poche - 502 pages
ISBN : 2266138065 - Dimensions (en cm) : 11 x 2 x 18

Présentation de l'éditeur

Irlande, comté de Galnay. En travaillant la terre, un fermier fait une effroyable découverte: la tête décapitée d'une jeune femme aux longs cheveux roux, conservée intacte par la tourbe! Fraîchement arrivé sur les lieux, l'archéologue Cormac Maguire, accompagné de la charmante pathologiste Nora Gavin, va tenter de reconstituer l'histoire de ce crâne mystérieux. Rapidement, leurs recherches font écho à d'autres enquêtes criminelles, notamment celle de la disparition non élucidée de Mina Osborne et de son fils Christopher, dont les traces se perdent elles aussi dans la tourbière. Quel est ce lien macabre qui semble lier les deux affaires ? En fouillant les entrailles poisseuses du lieu, les scientifiques vont réveiller un terrible secret... " (...) suspense garanti (...). Erin Hart marie avec brio le folklore et l'histoire, l'archéologie et les traditions du peuple celte. Dans la lignée d'une Martha Grimes. " E.B. - La Voix du Nord

Le lac des derniers soupirs [Policier] Icon7 J'ai adoré. Il faut absolument le lire pour ceux qui aime l'Irlande et son folklore Le lac des derniers soupirs [Policier] 41

Présentation de l'éditeur

Lorsque des fermiers irlandais font une découverte macabre dans une tourbière - le corps d’une jeune femme aux longs cheveux roux, en parfait état de conservation - l’archéologue Cormac Maguire et le docteur Nora Gavin se retrouvent embarqués ensemble dans une aventure, tous deux partageant un intérêt pour les cadavres. Le milieu humide et acide de la tourbière empêchant la décomposition, il est difficile de déterminer depuis combien de temps la morte repose là - deux décennies, deux siècles, voire deux millénaires. Entreprenant de la déterrer, Nora et Cormac découvrent qu’elle a été décapitée. Des examens plus approfondis révéleront la présence d’une bague en or dans sa bouche. Pour ajouter à leurs interrogations, Osborne, un propriétaire terrien de la région arrive sur place, dans un état d’extrême agitation ; l’inspecteur de police Garrett Devaney leur explique que deux ans auparavant, la femme et le jeune garçon de cet individu ont disparu sans laisser de traces.

Tout en creusant dans le destin tragique de la femme rousse, les deux héros se retrouvent plongés dans le mystère de cette double disparition, d’autant qu’Osborne propose à Nora et à Cormac de venir s’installer dans son manoir pour participer à des fouilles archéologiques sur ses terres. L’enquête de Devaney, qui démêle l’écheveau des relations unissant les habitants de ce milieu rural, menace de mettre au jour quelques secrets dangereux, depuis longtemps enfouis. Bien que se déroulant dans l’Irlande contemporaine, Le Chant des corbeaux intègre finement toute une palette de thèmes, notamment la musique traditionnelle - omniprésente dans la vie quotidienne irlandaise -, l’archéologie, le folklore et l’histoire. L’intrigue explore les diverses strates du passé tumultueux de l’Irlande, s’arrêtant sur des traces toujours visibles telles que des donjons ou d’antiques cairns funéraires, avec le souci de mettre en lumière les liens éternels, subliminaux, entre présent et passé.

Le Chant des corbeaux est un premier roman chargé d’atmosphère, et formidablement bien documenté et bien écrit, qui tient le lecteur en haleine d’un bout à l’autre. D’emblée, Erin Hart s’inscrit dans la lignée des Elizabeth George, P.D. James et Martha Grimes.

Ce livre, que l’Allemagne a acheté très cher sur 70 pages seulement, a été l’objet d’enchères très serrées entre plusieurs grands éditeurs français. Payot le publiera en première mondiale, juste avant l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Ce texte se rapporte à l'édition Broché.

Résumé en quelques mots : Intrigue, meutre, archéologie, folklore irlandais, disparition, mystère, histoire...
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