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 GOUGAUD

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Béa
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MessageSujet: GOUGAUD   Ven 4 Mar - 21:01

Hi! pour ceux qui me connaissent déjà, ils ne trouveront rien d'étonnant à retrouver Gougaud dans le "Jardin Merveilleux"!

Je trouve en effet que Gougaud est un sublime Conteur qui nous a ramené les Contes des quatres coins du Monde, avec une authenticité et un verbe fort appréciables!

J'ai eu la chance de le rencontrer lors d'une soirée Contes, et il nous avait emmené vers des chemins magnifiques!!... flo

Voici un Conte que j'aime beaucoup:

L'ARBRE

Dans un pays aride s’élevait autrefois un arbre prodigieux.
Sur la plaine, on ne voyait que lui, largement déployé entre les blés et le ciel. Personne ne savait son âge.
Des femmes stériles venaient parfois le supplier de les rendre fécondes, les hommes en secret cherchaient auprès de lui des réponses à des questions inexprimables, mais personne jamais ne goûtait à ses fruits.
Ils étaient pourtant magnifiques, si luisants et dorés le long de ses deux branches maîtresses qu’ils attiraient les mains et les bouches des enfants ignorants.
Eux seuls osaient les désirer.
On leur apprenait alors l’étrange et vieille vérité:
La moitié de ses fruits était empoisonné.
Or tous, bons ou mauvais, étaient d’aspect semblable.
Des deux branches ouvertes en haut du tronc énorme, l’une portait la mort, l’autre portait la vie, mais on ne savait laquelle nourrissait et laquelle tuait. Et donc on regardait, mais on ne touchait pas.

Vint un été trop chaud, puis un automne sec, puis un hiver glacial.
La famine envahit le pays. Seul sur la plaine, l’arbre demeura immuable. Aucun de ses fruits n’avait péri.
Les gens, voyant ce vieux père miraculeusement rescapé des bourrasques, s’approchèrent de lui, indécis et craintifs. Ils se dirent qu’il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s’ils goûtaient aux merveilles dorées qui luisaient parmi les feuilles, et la certitude de mourir de faim, s’ils n’y goûtaient pas.

Comme ils se laissaient aller en discussions confuses, un homme dont le fils ne vivait plus qu’à peine osa soudain s’avancer. Sous la branche de droite il cueillit un fruit, le croqua et resta debout, le souffle bienheureux. Alors tous à sa suite se bousculèrent et se gorgèrent des fruits sains de la branche de droite qui repoussèrent aussitôt, à peine cueillis, parmi les verdures bruissantes.
Les hommes s’en réjouirent infiniment. Huit jours durant ils festoyèrent, riant de leurs effrois passés.

Ils savaient désormais où étaient les rejetons malfaisants de cet arbre : sur la branche de gauche. Leur vint une rancune haineuse. À cause de la peur qu’ils avaient eu d’elle, ils avaient failli mourir de faim. Ils la jugèrent bientôt aussi inutile que dangereuse. Un enfant étourdi pouvait un jour se prendre à ses fruits mortels que rien ne distinguait des bons. Ils décidèrent donc de la couper au ras du tronc, ce qu’ils firent avec une joie vengeresse.

Le lendemain tous les bons fruits de la branche de droite étaient tombés et pourrissaient dans la poussière. L’arbre amputé de sa moitié mauvaise n’offrait plus au grand soleil qu’un feuillage racorni. Son écorce avait noirci.
Les oiseaux l’avaient fui. Il était mort.

Le "dire" du Conte:
Ombre et lumière, thérapies et poisons coexistent dans la nature.
Sachons les faire coexister en nous.

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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Mer 9 Mar - 11:07

Voici un autre Conte court de Gougaud, pour ouvrir encore notre beau Jardin! ...

Le maître du jardin


Il était un roi d'Arménie. Dans son royal jardin poussait un rosier maigre et pourtant précieux entre tous. Le nom de ce rosier était Anahakan. Jamais, de mémoire de roi, il n'avait pu fleurir. Mais s'il était choyé plus qu'une femme aimée, c'était qu'on espérait une rose de lui, l'Unique dont parlait les grimoires ancestraux.
Il était dit ceci : « Sur le rosier Anahakan viendra un jour la rose pure qui donnera au maître du jardin l'éternelle jeunesse ».

Tous les matins le roi accourait près de lui. Il chaussait ses lorgnons, cherchait parmi ses feuilles un espoir de bourgeon, n'en trouvait pas le moindre, se redressait enfin et, la mine terrible, prenait au col son jardinier. Il le menaçait de prison si le printemps venait sans rose.
C'est ainsi qu'une fois par an, aux premiers jours du mois de mai, ce roi changeait de jardinier.

Douze printemps passèrent, et douze experts en rosiers rares. Le treizième était un jeune homme. Il s'appelait Samvel.
Il dit au roi : « Seigneur, je veux tenter ma chance ».
Le roi lui répondit : « Ceux qui t'ont précédé étaient de nobles maîtres. Ils ont tous échoué. Et toi, blanc-bec, tu oses !
- J'ose », lui dit Samvel. Et on lui ouvrit donc la porte du jardin.
Il s'en fut au rosier. Un long moment il lui parla, puis il bêcha la terre autour de son pied maigre, l'arrosa, demeura près de lui nuit et jour, à le garder du vent, à caresser ses feuilles. Aux premières gelées, il l'habilla de paille. Sous la neige, il resta comme au chevet d'un fils, à chanter des berceuses. Le printemps vint. Samvel ne quitta plus l'ombre de son rosier, guettant ses moindres pousses, et respirant pour lui. Dans le jardin des fleurs partout s'épanouirent, mais il ne les vit pas. Il ne regardait que la branche sans rose.

A la première aube de mai : « Rosier, dit-il où as-tu mal ? » A peine avait-il dit ces mots qu'il vit sortir de ses racines un ver noir, long, terreux.
Il voulu le saisir. Un oiseau lui vint sur la main, déroba sa capture, et le ver au bec s'envola. Comme il s'éloignait dans l'air bleu, un bourgeon vint sur le rosier. Samvel se pencha, l'effleura. Lentement la rose s'ouvrit au premier soleil du matin. Il courut au palais en criant la nouvelle.

Le roi était au lit. « Seigneur, lui dit Samvel, la rose s'est ouverte. Vous voilà immortel, O maître du jardin ! » Le roi bondit hors de ses draps.
En chemise, pieds nus, bras au ciel, il sortit. « Que l'on poste, dit-il, mille soldats armés autour de ce rosier ! Je ne veux voir personne à dix lieues à la ronde ! Samvel, jusqu'à ta mort tu veilleras sur lui.
- Seigneur je veillerai.» Le roi dans son palais régna dix ans encore, puis un soir il quitta ce monde en murmurant ces pauvres mots :
« Le maître du jardin meurt comme tout le monde. Tout n'était que mensonge
- Non, dit le jardinier à genoux près de lui. Le maître du jardin, ce ne fut jamais vous. La jeunesse éternelle est à celui qui veille, et j'ai veillé, Seigneur, et je veille toujours, de l'aube au crépuscule, du crépuscule au jour. »

Il lui ferma les yeux, baisa son front pâli, sorti sous les étoiles.
Il salua chacune. Il dit : « Bonsoir, bonsoir, bonsoir. » Samvel avait le temps désormais. Tout le temps.

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Béa
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MessageSujet: La souris et le vent.   Lun 11 Avr - 19:39

LA SOURIS ET LE VENT


C'était un désert silencieux, paisible, un désert sans faute, un désert sans rien, sans le moindre brin de buisson mortel, un désert désert. Il n'était que sable, il n'était que ciel. Et dans ce désert, avec la lumière, le sable, le ciel, il y avait le vent, et une souris.

Il y avait l'amour. L'amour est partout, surtout au désert où rien ne l'entrave, ni piège ni mur. L'amour avait fait son nid infini dans le coeur du vent et de la souris.
Au bord de son trou sans cesse elle disait :
- Vent, je veux te voir !
- M'aimes-tu, souris ?
- Tu m'emplis le coeur, la tête, le corps, mais tu vas, tu passes, tu n'es jamais là.
- Viens, que je te caresse ton ventre, ton dos, ton menu museau !
- Oh oui, je te sens, oh, tes mains, ton souffle! Oh tes yeux, dis-moi, comment sont tes yeux, de quelle couleur ? Ta bouche, ton front ? Te voir, vent, te voir !
Comment t'aimer bien sans jamais te voir ?
Un heureux matin (lumière tranquille, dunes alanguies), le vent répondit :
- Par amour pour toi je vais t'apparaître avec mes vraies mains, avec ma vraie bouche, ma poitrine nue, mes cheveux défaits, et tu me verras tel que Dieu m'a fait. Attends, je reviens.
Plus un souffle d'air. Silence, soleil, paix, sieste du sable.
La souris, béate, attendit le vent.

Soudain, du lointain vint un sifflement, une nuée grise envahit la dune, un tourbillon fou vint au bord du trou, un géant poudreux se mit à hurler :
- Souris, me vois-tu ? Ma mère m'a dit que j'étais superbe. Regarde-moi donc ! Dis, suis-je beau ? Souris, mon aimée, réponds, où es-tu ? C'est moi maintenant qui ne te vois plus ! Tu sais, je peux être encore plus fort, encore plus grand, plus vivant encore! Souris, je t'en prie, dis-moi quelque chose, je te sens déçue.
Dis-moi que tu m'aimes encore et toujours !
Elle n'entendait pas. Elle entendait trop. Elle s'était enfouie dans son trou profond. Elle tremblait de froid, gémissait d'effroi. Tempête, ouragan, vertige, bourrasque, l'amour est ainsi quand il vient tout nu. Elle ne savait pas.


Notre ami Henri Gougaud vient de faire paraître : "L'Amour foudre, contes de la folie d'aimer", aux éditions du Seuil. c

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Erwen
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Mer 1 Juin - 12:27

en voici un autre oh

La mère des contes

Où sont dont nés les contes, et pourquoi ? Une femme l'a su, aux premiers temps du monde. Qui l'a dit à la femme ? L'enfant qu'elle dans son ventre. Qui l'a dit à l'enfant ? Le silence de Dieu. Qui l'a dit au silence ?

Il était pour la première fois, dans la grande forêt des premiers temps, un rude bûcheron et son épouse triste. Ils vivaient pauvrement dans une maison basse, au cœur d'une clairière. Ils n'avaient pour voisins que des bêtes sauvages et ne voyaient passer, dehors, par la lucarne, que vents, pluies et soleils. Mais ce n'était pas la monotonie des jours qui attristait la femme de cet homme des bois et la faisait pleurer, seule, dans sa cuisine. De cela elle se serait accommodée, bon an, mal an. Hélas, en vérité, son mari avait l'âme aussi broussailleuse que la barbe et la tignasse. C'était cela qui la tourneboulait. Caressant, il l'était comme un buisson d'épines, et quand il embrassait en grognant sa compagne, ce n'était qu'après l'avoir battue. Tous les soirs il faisait ainsi, dès son retour de la forêt. Il poussait la porte d'un coup d'épaule, empoignait un lourd bâton de chêne, retroussait sa manche droite, s'approchait de sa femme qui tremblait dans un coin et la rossait. C'était sa façon de lui dire bonsoir.

Passèrent mille jours, mille nuits, milles roustes. L'épouse supporta sans un mot de révolte les coups qui lui pleuvaient chaque soir sur le dos. Vint une aube d'été sur la clairière. Ce matin-là, comme elle regardait son homme s'éloigner sous les grands arbres, sa hache en bandoulière, elle posa les mains sur ses hanches et pour la première fois depuis le jour de ses épousailles elle sourit. Elle venait à l'instant de sentir une vie nouvelle bouger là, dans son ventre. "Un enfant !" pensa-t-elle, tremblante, émerveillée.

Mais son bonheur fut bref, car lui vint aussitôt plus d'épouvante qu'elle n'en avait jamais enduré. "Misère, se dit elle, qui le protégera si mon mari me bat encore ? En me cognat dessus, il risque de l'atteindre. Il le tuera peut-être avant qu'il ne soit né. Comment sauver sa vie ? En n'étant plus battue. Mais comment, Seigneur, ne plus être battue ?"

Elle réfléchit à cela tout au long du jour avec tant de souci, de force et d'amour neuf pour son fils à venir qu'au soir elle sentit germer une lumière.

Elle guetta son homme. Au crépuscule il s'en revint, comme à son habitude. Il prit son gros bâton, grogna, leva son bras noueux. Alors elle lui dit :

Attends, mon maître, attends ! J'ai appris aujourd'hui une histoire. Elle est belle. Écoute la d'abord, tu me battras après.

Elle ne savait rien de ce qu'elle allait dire, mais un conte lui vint. Ce fut comme une source innocente et rieuse. Et l'homme demeura devant elle captif, si pantois et content qu'il oublia d'abattre son bâton sur le dos de sa femme. Toute la nuit elle parla. Toute la nuit il l'écouta, les yeux écarquillés, sans remuer d'un poil. Et quand le jour nouveau éclaira la lucarne, elle se tut enfin. Alors il poussa un soupir, vit l'aube, prit sa hache et s'en fut au travail.

Au soir gris, il revint. Elle l'entendit pousser la porte à grand fracas. Elle courut à lui.

Attends, mon maître, attends ! Il faut que je te dise une nouvelle histoire. Écoute la d'abord, tu me battra après !

A l'instant même un conte neuf naquit de sa bouche surprise. Comme la nuit passée son époux l'écouta, l'œil rond, le poing tenu en l'air par un fil invisible. Le temps parut passer comme un souffle. A l'aube elle se tut. Il vit le jour, se dit qu'il fallait partir pour la forêt, prit sa hache et s'en alla.

Et quand le soir tomba vint encore une histoire. Neuf mois, toutes les nuits, cette femme conta pour protéger la vie qu'elle portait dans le ventre. Et quand l'enfant fut né, les contes des neufs mois envahirent la terre. Bénie soit cette mère qui les a mis au monde. Sans elle les bâtons auraient seuls la parole.

Henri Gougaud- l'arbre d'amour et de sagesse.
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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Mer 1 Juin - 12:50

Merci beaucoup Erwen! Ce Conte est superbe!
Nous l'avons un peu travaillé en Atelier...c'était savoureux! fe

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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Mer 30 Juil - 10:57

fleuri Et hop... encore un trouvé chez notre cher GOUGAUD!
...une barbe, ça vous dit?!! oc lut gan

La barbe !

Au temps antique de Moïse, vécut un ermite fameux pour les rigueurs qu’il s’imposait. Il priait, ce fou, jour et nuit, tout nu, debout, par tous les temps. Une aussi franche dévotion aurait dû le conduire au moins à la sérénité de l’âme.

Eh bien non, il n’allait pas bien.

Cet ermite avait une barbe. Elle était ample, sombre, drue, agrémentée de fils d’argent.
Il en était assez content.
Il la peignait chaque matin, chaque soir avant de dormir il la lissait sur sa poitrine. Elle était en ce triste monde son unique satisfaction.

Or, Moïse vint à passer, un soir, devant sa hutte basse.
- « Ô commandant du mont Sinaï, lui dit le barbu misérable, je prie, je me laboure l’âme, je l’ensemence de bontés, et vois, je ne récolte rien.
Pas la moindre saveur d’En-Haut, pas la moindre lueur céleste.
Que suis-je ? Un amoureux transi.
Toi qui es un proche de Dieu, peux-tu lui demander pourquoi il méconnaît ainsi ma foi ?

- Compte sur moi », lui dit Moïse.

Il s’en fut voir le Bien-Aimé, lui exposa l’étrange cas de cet ermite irréprochable et pourtant interdit d’amour.

« Il s’occupe trop de sa barbe, lui répondit Notre Seigneur, c’est pourquoi il ne parvient pas à voir la main que je lui tends ».

Moïse s’en revint et redit au mot près les paroles de Dieu à l’ermite attentif.
- « Mille mercis, répondit l’autre, mon vieux coeur s’illumine enfin. Cette barbe apparemment sobre dissimulait mes vanités. Je vais le lui faire payer ! »
Il se mit poil à poil à s’ébarber les joues, à griffer son menton, à mordre sa moustache. Il en souffrit beaucoup.

La paix resta cachée derrière les nuées qui embrumaient son âme.

Moïse retourna au rendez-vous de Dieu.
- « Ô Seigneur, je crains que notre ami soit encore égaré. Il a bien entendu le sens de Vos paroles, et pourtant, il ne va pas mieux. »

Le Bien-Aimé lui répondit :
- « Hélas pour lui, rien n’a changé.
Hier il s’occupait de sa barbe avec un plaisir de gourmet, aujourd'hui il la martyrise.
Elle l’absorbe toujours autant. Et moi qui l’espère, j’attends. »

 Henri Gougaud

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Le Bailly
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Jeu 31 Juil - 12:51

Grand merci gentes Dames pour ces belles histoires !
poésie, philosophie quand vous nous tenez !
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Myosotis
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Jeu 31 Juil - 15:30

Etranges ces contes mais délicieux.


-Jeha et le palmier


Jéha plantait un palmier dans son jardin.

Le sultan vint à passer ; il s'arrêta et dit à Jéha d'un ton moqueur

-"Voyons, Jéha ! Pourquoi te donnes-tu tant de peine ? Tu ne mangeras jamais les fruits de ce palmier. Tu sais bien que tu mourras avant qu'il ne commence à produire des dattes".

Au lieu de se fâcher, Jéha répondit tranquillement :-"Oh ! Sultan, nous mangeons les fruits des palmiers plantés par nos pères, et nos enfants mangeront les fruits des palmiers plantés par nous".

Cette réponse sage plut au sultan qui, en récompense, donna une pièce d'or à Jéha.-

"Oh ! Sultan, lui dit Jéha, voyez comme ce palmier a donné rapidement des fruits".

La remarque de Jéha fit rire le sultan, qui lui donna une autre pièce d'or.-

"C'est de plus en plus extraordinaire, s'écria Jéha. Voilà un palmier qui donne deux récoltes par an".

Le sultan se mit à rire aux éclats. Il donna une troisième pièce d'or à Jéha, puis il reprit son chemin.
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Francis
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Ven 1 Aoû - 3:21

Bravo pour tout ces contes qui sont si vrais J'adore ces images d'une tranche de vie.

Les deux loups !


Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

"Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments"

Il continua :" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.

Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."

Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda : " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?"

Le grand-père sourit et répondit doucement : "Celui que je nourris."

Une fable amérindienne que l'on raconte le soir autour du Feu Sacré.

ze ze ze ze
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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Sam 2 Aoû - 12:20

fleuri Hooo, merci! ils sont superbes ces contes!!!
Myosotis, si tu permets, je remettrai ce conte de Djeha (aussi appelé Nassredin) dans un sujet déjà ouvert le concernant!
Ces contes de "fous-sages" sont emplis de sagesse, de sourire, et de Vie!
J'adore!!!

Le conte des deux Loups est magnifique également!
chez nous, ces contes courts de sagesse sont des anecdotes primordiales que l'on glisse volontiers dans un spectacle complet.

Bravo à vous deux, et gros Merci!
et merci également à notre Bailly qui vient se glisser dans ce doux recoin du Jardin!
Bien à vous trois! pa zou zou

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MessageSujet: Le Berger et le Soleil   Jeu 13 Nov - 11:29

sun un joli conte, par Henri GOUGAUD

Le Berger et le Soleil


C’était un berger sans malice, simple d’âme, léger de coeur, nourri de pain et de vent frais. Selon le curé du village, il n’avait qu’un défaut majeur. Pas plus à Pâques qu’à Noël, il ne fréquentait son
église. Le prêtre, quand il le trouvait à baguenauder sur la place, brandissait l’index sous son nez.

- Mécréant ! On te voit, Là-Haut ! Prends garde que le Ciel te tombe sur la tête !
- Le ciel ? répondait l’innocent. Je vis chez lui dans mes montagnes !
- Et Dieu le Père, bougre d’âne, ne le crains-tu pas ?
- Non, pourquoi ?

Bref, ce naïf indécrottable ne vivait pas comme il devait, ne pensait pas comme il fallait, ne faisait rien comme les autres.
Vint le matin où, par hasard, le bonhomme croisa le prêtre au seuil de la porte à clochette,
sous l’enseigne du boulanger.

- Vous me semblez pâlot, mon père.
- La prêtrise est dure, mon fils, et puis tu me fais mal au coeur.
- Mon père, vous m’en voyez triste. Que puis-je pour votre santé ?
- Venir tout à l’heure à confesse. La fête de saint Jean est proche, ton âme doit être lavée.
- Mon père, si cela suffit à vous faire content de vivre, je viendrai cet après-midi.

A l’heure dite le berger, l’oeil circonspect, le pas traînard et le chapeau sur le nombril, pénétra dans l’église
fraîche où le curé priait pour lui.
- Grâce à Dieu, mon fils, te voilà ! Avant de confier tes fautes à Celui qui pardonne tout, viens t’agenouiller près de moi et disons ensemble un Pater.
L’autre resta les bras ballants à sourire béatement dans la pénombre de l’allée.
- Un Pater ? Mon père, pardon. Je n’en sais pas le premier mot.
Scandale du gardien du temple, gargouillements, signes de croix. Enfin :
- Mon fils, honte sur toi ! Je craignais, à flairer ton âme, un malheureux champ de buissons et me voilà
devant un gouffre autant effrayant que l’enfer. Le matin, quand tu te réveilles, à l’heure où l’on prie le
Très-Haut, que fais-tu, dis-moi, diable d’homme ?
L’autre lui répondit :
- C’est simple. À l’aube je sors dans le pré et je dis bonjour au soleil. Puis, pour qu’il sache, ce bon père, que je suis content de le voir, je fais deux ou trois cabrioles et je lui chante une chanson. Je crois qu’il en a du plaisir.
- Le soleil ? Oh, folie païenne ! dit l’autre en agitant les mains. La lessive s’annonce rude. Misérable,
ôte ton manteau et viens-t’en au confessionnal !
Le berger en hâte obéit, tint sa pelisse sur le bras, chercha un endroit convenable où la poser, n’en vit aucun. Un trait de jour, par un vitrail, vint illuminer quelques chaises. Le curé le lui désigna.
- Eh bien, insensé des montagnes, si le soleil est ton ami, dis-lui de tenir ton habit,
le temps que je te lave l’âme !
- Oh, bonne idée, dit le berger.
Il le posa sur le rayon où mille poussières dansaient.
- Beau soleil, je te le confie.

Ce fut peut-être pur miracle, peut-être un service rendu entre bons amis, rien de plus.
Sur le fil tombé de la vitre le manteau resta suspendu.


Henri Gougaud

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samantha
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Jeu 13 Nov - 13:57

En effet, Béa, c'est une très joli conte, très pur, comme je les aime. ai
Je suis enchantée, au sens propre du mot, quand je lis tes histoires Béa. fe

Il me fait penser à une histoire de la "mythologie" incas.
Il faudrait que je le retrouve, ça remonte à loin. re
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abigail
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Dim 16 Nov - 16:41

quant à moi, en tant que folle païenne, j'aurais bien envie de dire : "et toc !"

wt

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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Dim 16 Nov - 21:51

:an: re-toc!! lut

Et merci les filles, de ve,ir partager ces contes avec moi!
c'est un vrai plaisir!!! tch zou zou

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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Mar 15 Déc - 21:01

ca,dy Un joli Conte...plein de Lumière,
et tout droit sorti du dernier livre d'Henri Gougaud :
"Le livre des Chemins"
à mettre entre les mains de tout le monde!!! lutin flocon

Lumière
 
On raconte qu’une princesse avait juré de n’épouser qu’un homme entre tous poétique, surprenant, imaginatif. Elle fit donc publier partout que seul partagerait son lit celui qui se rendrait capable d’emplir sa chambre en un seul jour, du parquet aux coins du plafond et d’un mur à celui d’en face, de l’emplir de ce qu’on voudrait pourvu que rien n’y reste vide. Les prétendants s’en vinrent donc avec des charretées de paille, des ballots de sable, de plumes, de chiffons ou de confetti. Ils entassèrent, accumulèrent et s’échinèrent jusqu’au soir. Aucun ne put combler l’espace à ras-bord, comme il le fallait.
 
Vint enfin un matin un jeune homme frisé, insouciant, simple d’allure, sans rien d’autre que son bon air. Il passa la moitié du jour à faire la conversation à la princesse, à ses servantes. L’après-midi il fit la sieste, affalé sur le canapé, puis il se fit servir le thé. Enfin, comme le soir venait, il ouvrit posément son sac, en sortit un vieux chandelier, en cuivre terne, cabossé, planta dedans une bougie, battit son briquet, l’alluma et la lumière fut partout, jusqu’aux quatre coins de la salle.
 
La plupart des conteurs finissent là l’histoire. Il arrive pourtant qu’elle soit poussée plus loin.
 
Il paraît qu’au soir de la noce la princesse dit au garçon :
- Tu n’as pas vraiment satisfait à mon exigence première. Il est, dans mon appartement, un lieu demeuré dans le noir.
- Lequel ? demanda le jeune homme.
- Le cercle sous le chandelier, à l’endroit où tu l’as posé.
- Et pourquoi n’en as-tu rien dit ?
- Parce que je suis, dit la princesse, toute semblable à cette chambre que tu as emplie de lumière. Je garde et garderai toujours, comme elle, une part de ténèbres, de mystérieuse obscurité où personne, jamais, ne pourra pénétrer.
 
(Henri Gougaud, Le livre des chemins)

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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Lun 21 Déc - 0:10

voilà la grande vérité ! cette part d'ombre qui fait et fera toujours partie de nous. et heureusement, je crois.

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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Lun 21 Déc - 12:10

:an: tout l'Art de la femme! exact!! lut flocon flocon
Merci d'être passée par là, Dame Abi'! bn1

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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Lun 19 Avr - 12:51

fe encore un, tiré du dernier livre de Gougaud :
"le livre des chemins"

La mauvaise et le fagotier
 
C’était une sale sorcière. Elle habitait un chêne mort. Elle était haineuse, rouillée. Elle effrayait les bûcherons, elle tourmentait les charbonniers,
elle faisait taire les oiseaux quand elle se glissait sous les arbres.
Un jour un vieux, sa journée faite, rassemblait son bois en fagot quand elle apparut dans la brume qui errait au ras des buissons.

« Misère, se dit le bonhomme, voilà la vieille au mauvais œil. Vite, un caillou, que je l’assomme avant qu’elle me saute dessus ».
Elle était à dix pas de lui, le menton posé sur sa canne. Son regard luisait méchamment. Elle ricana :
- J’entends, j’entends. Tu veux me lancer un caillou, tu veux casser ma pauvre tête.
Le vieux pensa : « Elle est maligne. Mieux vaut ma serpe, sacrénom. Je vais lui trancher les oreilles ».
L’autre grinça :
- Oh, j’entends bien ! Tu veux me trancher les oreilles, mais il te faudrait pour cela moins, de peur, plus de cœur au ventre. Ta serpe tremble dans ton poing !
« Elle devine tout, la bougresse. Tout ce qui me vient à l’esprit, elle me le crache à la figure, pensa le vieux, épouvanté.
Malheur, elle va me dévorer ».
- Te dévorer ? dit la sorcière. Tiens, pourquoi pas, c’est une idée.
Elle s’avança, riant du nez.

« Ne plus vouloir, ne plus penser, ignorer même sa présence, se dit l’homme. Ma chance est là ».
Il se remit à son ouvrage, la tête vide, en sifflotant.
La vieille se pencha sur lui, le renifla, fit la grimace.
Elle recula, mais pas assez. Le vieux ramassa son fagot, et se le chargeant sur le dos il éborgna la malfaisante.
S’en aperçut-il ? Même pas.

Elle s’enfuit, les mains en avant, courant à travers les feuillages.
L’homme prit le chemin inverse sans rien en tête que marcher, pas après pas, sous son fardeau.

(Henri Gougaud, Le livre des chemins)

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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Sam 1 Mai - 11:38

BRRRR ! Sale histoire, vilaine sorcière......

le fagot mérite médaille.

ça donne le frisson tout ça .

bonjour, bonjour, gentille fées et elfes du jardin.

bonne journée du samedi à tous.

les contes ce sont la vie, les rêves, et quelque fois,
des vérités.
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Béa
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Ven 14 Jan - 17:08

Toujours tiré du Livre des Chemins - Henri GOUGAUD.


Le cavalier
 
Le désert. L’ombre d’une dune. Un homme est là, qui fait la sieste. Il dort, la tête sur son bras. Paix infinie. Feu du soleil.
Un petit serpent sort du sable, il escalade l’endormi, se glisse le long de son cou, s’enfonce dans sa bouche ouverte.
L’homme sursaute, il se redresse, exorbité, les poings au col. Quelque chose remue dans sa gorge. Il étouffe.
Il veut tousser, il ne peut pas. Le voilà qui se prend d’effroi.
 
Un cavalier vient droit sur lui. L’affolé tente de crier. Tout son être appelle au secours. Il ne peut faire mieux qu’un signe.
Il râle comme un moribond, à genoux, courbé, suppliant.
Le cavalier bondit à terre, s’approche, sa cravache au poing, et sans le moindre mot le fouette et l’accable de coups de pied, l’empoigne, le gifle, le jette.
L’autre veut fuir, il tombe, éructe, se prend de terribles nausées, vomit enfin le serpenteau.

Il reprend vie, à quatre pattes, sort peu à peu de son brouillard. « Quel est ce fou furieux, se dit-il, ce brigand,
cet abominable voyou qui m’est tombé dessus comme un chien enragé ? Est-il encore là ? Va-t-il m’assassiner ? »
L’homme lève le front, regarde de côté. L’étrange cavalier est remonté en selle. Il éperonne sa monture. Il s’en va sans le moindre mot.
 
L’autre, le regardant s’éloigner au galop, comprend alors que l’inconnu vient de le sauver de la mort.
Le rosser sans perdre un instant en jérémiades inutiles était le seul moyen de révulser son corps et de le délivrer du mal qui l’étouffait.

On dit que les démons singent parfois les anges. L’inverse est aussi vrai, plus souvent qu’on ne croit.
 
(Henri Gougaud, Le livre des chemins)

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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Ven 14 Jan - 17:12

fe ...et je rajouterais que ce Livre est à garder précieusement à son chevet.
Prenez-le à n'importe quelle page, et formulez une question.
Vous aurez alors "une" réponse...

telle est la façon proposée par Henri Gougaud, de communier avec ce Livre!.



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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Ven 14 Jan - 18:49

Ces contes sont magnifiques.

Je ne connaissais pas, il faudra que j'achète ce livre.
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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Sam 15 Jan - 23:59

des contes qui guérissent ... ye

la couverture du livre est très belle !

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MessageSujet: Re: GOUGAUD   Dim 16 Jan - 15:18

oh voui! et son contenu également!!
vous verrez, vous aurez le choix entre trois arbres (qui font comme des gardes-pages).
chacun a une couleur différente et vous guidera sur l'une des trois réponses attendue sur le conte choisi.

...c'est étonnant!... hou flo

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